dimanche 15 août 2010

Manquée

La lune brillait paisiblement sur le lac endormit. Autour du feu de camp, nous partagions sa chaleur. Grillant saucissons après saucissons, guimauves après guimauves, la journée avait été mouvementée et se retrouver ainsi autour de ce feu nous allégeaient tous.

Cette soirée là, j'avais espéré un rapprochement. Inscrit dans mon journal à cette date il y est écrit: "Elle est si près, pourtant si distante. Si distante, pourtant si présente. Son regard mystérieux me perce, elle lit à travers moi et ça, ça la fait sourire. Ça toujours été comme si elle m'avait inventé."

Ça n'a pas changé depuis. C'est moi, c'est eux. Elle lit en nous. On était comme une famille autour d'un repas de Noël. Certes une grande famille, élargie et unique. Cette chaleur que l'on ressentait tous ne venait pas simplement de ce feu de camp, ça venait de nous, d’elle. Celle qui nous avait tous rassemblé ici, dans son domaine.

Comme nous chantions "If the sky that we look upon, should tumble and fall, and the mountains should crumble to the sea...I won't cry, I won't cry, no I won't shed a tear...just as long as you stand, stand by me" j'ai su que c'était exactement ça que je ressentais. Je voulais que tu restes près de moi, pour toujours. Avec toi, j'avais l'impression que je pouvais traversé l'adversité sans une égratignure.

J'avais cherché mes mots longtemps avant de lui adressé la parole, tous les scénarios y étaient passé aux peignes fins, ne sait-on jamais que je me disais. Mais même si elle avait devinée, elle ne m'a pas laissé le temps de trouver mon courage. Elle s'était levée vivement en annonçant qu'elle allait rentrée et dormir.

Et moi, je suis resté près du feu à pensé à l'occasion que je venais de manquée.
¤Nicolas

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